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fêtes chrétiennes • traditions religieuses

Le grand livre des fêtes chrétiennes

Leurs origines, traditions et significations

Abbé Pradier

Format Broché
Pages 488
ISBN 978-2-9586282-5-3
Prix 29,00 €

« Redécouvrez la richesse spirituelle et culturelle des fêtes chrétiennes »

Résumé

Plongez dans l'histoire fascinante des fêtes chrétiennes avec ce guide complet. L'Abbé Pradier dévoile les origines et le sens profond de nos célébrations, de Noël à Pâques en passant par la Pentecôte. Découvrez les racines juives, romaines et populaires de nos traditions religieuses, ainsi que leur symbolisme oublié. Ce livre captivant s'adresse autant aux fidèles qu'aux passionnés d'histoire, offrant un voyage spirituel et culturel à travers les siècles. Une édition revue d'un classique de 1896, indispensable pour comprendre et apprécier notre héritage chrétien.

Pourquoi lire ce livre ?

  • Un voyage fascinant à travers l'histoire et le sens des célébrations chrétiennes
  • Des révélations surprenantes sur les origines païennes et juives de nos traditions
  • Une exploration approfondie du symbolisme oublié de chaque fête religieuse
  • Un guide essentiel pour raviver la spiritualité et la signification de nos rituels

Extrait

LA TRANSFIGURATION DE NOTRE-SEIGNEUR — (6 août)
Jésus venait de découvrir à ses disciples qu’il fallait que le Fils de l’homme se rendît à Jérusalem, pour y souffrir les plus cruels tourments, subir la condamnation des anciens, du grand prêtre et des scribes, être mis à mort et ressusciter le troisième jour. Là-dessus, Pierre, prenant à part son divin Maître, lui dit : « Ayez pitié de vous-même, Seigneur, et que cela n’arrive pas. » Jésus, regardant les disciples, répondit à Pierre avec sévérité : « Retire-toi, Satan, tu m’es à scandale, car tu n’as pas le goût des choses de Dieu. » Pierre, qui savait que Jésus voyait l’amour de son cœur, ne répliqua point et ne se justifia point ; et les autres, comme lui, gardèrent le silence.
Puis la foule s’approcha, et Jésus lui fit entendre, sur la poussière du chemin, aux environs de Césarée, ces paroles inouïes, qui passent de toute la hauteur divine tout ce que peuvent dire les maîtres du monde : « Si quelqu’un veut marcher sur mes pas, qu’il se renonce soi-même, qu’il porte chaque jour sa croix et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie (aux dépens de ce qu’il me doit), la perdra ; et qui la perdra pour moi et pour l’Évangile, la sauvera. Que servirait à l’homme de conquérir le monde, s’il perdait son âme ? » Et il termina son discours en annonçant que plusieurs disciples ne goûteraient point la mort, qu’ils n’eussent vu le royaume de Dieu.
Huit jours après, le Fils de l’homme réalisa cette promesse. Il prit Pierre, Jacques et Jean son frère, les mena seuls, à l’écart, sur une haute montagne, et s’y mit en prière. Pendant qu’il priait, il fut transfiguré devant eux. Sa face devint resplendissante comme le soleil, ses vêtements éclatèrent d’une lumière blanche et vive comme celle de la neige. Auprès de lui, deux hommes pleins de majesté, qui étaient Moïse et Élie, lui parlaient de la mort qu’il devait souffrir à Jérusalem. Pierre, éperdu, s’écria : « Maître, il nous est bon d’être ici. Permettez que nous y dressions trois tentes, une pour vous, une pour Moïse et une pour Élie. » Les apôtres étaient troublés et hors d’eux-mêmes, dans un mélange de joie et de terreur. Comme Pierre parlait encore, sans bien savoir quelles paroles sortaient de ses lèvres, une nuée lumineuse couvrit Moïse et Élie, et une voix descendit de la nuée, disant : « C’est là mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis mes délices ; écoutez-le. » En entendant cette voix, les disciples tombèrent le visage contre terre. Mais Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : « Levez-vous, ne craignez point. » Lorsqu’ils se relevèrent, ils ne virent plus que Jésus. Il avait suspendu cet éclat céleste qui tendait sans cesse à envahir son humanité, et qui était l’état propre et naturel du Fils unique de Dieu, mais que par sa toute-puissance il renfermait au-dedans de lui-même, afin que le Fils de l’homme, la victime, n’y disparût pas. Car le miracle n’était point que la divinité eût jeté ses rayons, mais que l’humanité pût la voiler et en quelque sorte l’engloutir.

L'auteur

Abbé Pradier

Abbé Pradier

L'Abbé Jean-Baptiste Pradier (1845-1920) fut un éminent théologien et historien des religions. Ordonné prêtre en 1870, il consacra sa vie à l'étude des traditions chrétiennes et à leur transmission. Professeur au séminaire de Lyon pendant plus de trente ans, il se distingua par ses travaux sur la liturgie et les fêtes religieuses. Son 'Grand livre des fêtes chrétiennes', publié initialement en 1896, fut le fruit de décennies de recherches minutieuses dans les archives ecclésiastiques et les textes anciens. Érudit passionné, l'Abbé Pradier sut allier rigueur scientifique et prose accessible, faisant de son ouvrage une référence tant pour le clergé que pour le grand public.